Proche-Orient

Histoire, société, politique, économie, religion et culture… L’ouvrage clé pour comprendre l’actualité de l Égypte. Héritière d’une civilisation millénaire façonnée par le sacré et construite autour du Nil, l’Égypte ne cesse de nourrir l’actualité et les imaginaires. Majoritairement désertique mais bordé au nord par la Méditerranée et à l est par la mer Rouge, le pays occupe une position géostratégique clé entre l’Afrique et les pays du Golfe, mais il subit de plein fouet les soubresauts du Moyen-Orient et les conséquences du conflit israélo-palestinien. Sa population, en constante croissance, peine à maîtriser son destin et connaît, depuis 2011, des hauts et des bas à tous les niveaux. Son économie, dépendante du tourisme et de l’investissement étranger, se trouve dans une situation difficile en raison d’une insécurité et d’une instabilité chroniques. Malgré ses atouts indéniables, la succession d élections et les changements de gouvernements, l’avenir du pays reste flou et incertain.

 

 


Les soulèvements populaires en Tunisie et en Egypte, avec la chute de Ben Ali et de Moubarak, ont produit un effet de démonstration des défauts de la cuirasse de régimes apparemment forts. Leurs succès ont favorisé une propension à l’action dans d’autres pays arabes, au sein de sociétés dont les revendications et les régimes L ne sont pas forcément identiques. Ils ont ainsi ouvert un cycle de mobilisations qui, pour l’heure, n’est pas clos. Mais peut-on parler vraiment de révolution ? De ces affrontements ont surgi de nouvelles façons d’envisager les rapports de pouvoir, et c’est sans doute là que réside la principale «révolution» : une transformation en cours dans les relations politiques, qui place l’ensemble des protagonistes des scènes politiques arabes sous le signe de l’incertitude. Les auteurs s’appuient sur une connaissance de première main des terrains étudiés et prennent en compte la diversité des contextes pour expliquer ces événements et leurs répercussions au-delà de la rue.

 

 


Bien des siècles avant la mise en place par les Européens du sinistre commerce triangulaire avec les Antilles et des années encore après l’abolition de l’esclavage en Occident, entre dix et douze millions de Noirs furent transférés par la force vers le monde arabe. Ceux qui survivaient à leur transport devenaient domestiques, concubines, eunuques, guerriers ou même fonctionnaires. Ce vaste trafic, qui alimentait les marchés aux esclaves du Caire, de Jedda, Bagdad, Zanzibar et tant d’autres villes, reste cependant très peu connu et étudié. Un travail d’archives minutieux, une sélection pertinente des sources a permis à Murray Gordon de dessiner cette fresque historique saisissante sous ses aspects politiques, économiques, sociaux et même sexuels.

 

 

 


Cet ouvrage est conçu comme un voyage au cœur des grandes problématiques arabes. On y trouvera une esquisse historique de l’ensemble arabe, une brève histoire de la question palestinienne, une analyse du système régional arabe, une étude sur les imaginaires collectifs, une réflexion sur la démocratie, la laïcité, l’islamisme, le terrorisme, le projet de Grand Moyen Orient, ainsi qu’une incursion dans les questions économiques et géopolitiques.

 

 

 

 

 


Histoire, société, politique, économie, religion et culture… L ouvrage clé pour comprendre l actualité de la SYRIE. Née du partage de l Empire ottoman entre la France et la Grande-Bretagne, mosaïque ethnique et confessionnelle attachée à ses traditions, la Syrie a subi jusqu en 1970 de nombreux coups d État. Les Assad y instaurent un régime autoritaire dont le discours panarabe et officiellement « laïque » dissimule une instrumentalisation communautaire. Bien que jouissant de ressources diversifiées, la Syrie vit essentiellement de ses revenus pétroliers, en baisse constante. En mars 2011, le pays prend part aux mouvements du Printemps arabe. Le déni par le régime des revendications de liberté, leur répression sanglante ainsi que la division et l impuissance de la communauté internationale favorisent la montée en visibilité des groupes islamistes radicaux. Cinq ans plus tard, le conflit syrien catalyse les tensions et subit les jeux d influences régionales et internationales. Dans un contexte de guerre civile et dans un Proche-Orient fragilisé et traversé par les dynamiques identitaires et communautaires, la Syrie peut-elle conserver son intégrité territoriale et son unité nationale ?

 


Pendant près de treize siècles, le monde arabe a eu dans son vaste territoire de fortes minorités juives ; cela a donné lieu à un certain « vivre-ensemble ». Il importe de mieux savoir comment il s’est déroulé, pour comprendre comment il a pu se conclure par un départ massif des populations juives. D’autant plus qu’aujourd’hui le « vivre-ensemble » est devenu une ritournelle, non pas dans le monde arabe, où ce n’est pas à l’ordre du jour, mais dans les régions d’Europe à forte présence islamique. Ce livre apporte les éléments nécessaires afin d’appréhender avec rigueur et profondeur l’un des problèmes majeurs de l’islam, celui de son rapport à l’autre et, plus généralement, le rapport d’une majorité à des éléments singuliers qui interrogent son origine.

 

 

 


Depuis le Printemps arabe et malgré la mort de Ben Laden, le monde arabe est plongé dans un nouveau cycle de violence, dont l’épicentre ne cesse de se déplacer, de la Libye au Yémen, en passant par le Sinaï, la Syrie et l’Irak. Après le temps de l’espoir démocratique, les pays arabes se sont trouvés confrontés, à des degrés divers, à la menace terroriste et au risque de guerre civile. Dans un contexte international marqué par un retour de la guerre froide et des crises à répétition, les perspectives d’avenir sont plus que jamais incertaines. Partout, l’instrumentalisation du religieux produit des monstres qui finissent par se retourner contre leurs créateurs. Cet ouvrage fait le point sur l’état actuel du monde arabe en proposant des clés pour comprendre les mécanismes en jeu dans les crises complexes que traversent les sociétés contemporaines.

Pour fêter ses 40 ans, Hérodote a décidé un numéro doublement spécial. C’est à la fois un numéro  » double « , et un numéro articulé autour de deux axes : l’apport de la géopolitique et de la pensée d’Yves Lacoste à la géographie universitaire et scolaire (et les grandes étapes de l’histoire de la revue) et, géopolitique oblige, le regard porté sur le thème central très riche du Monde arabe. Au cours de ces quarante années, Hérodote a, à plusieurs reprises, analysé les guerres et conflits du monde arabe. Or, jamais un numéro ne lui a été entièrement consacré. A-t-on pensé que ce thème était trop vaste ou trop complexe ? Peut-être, et qu’il le soit est indiscutable, ou encore que le monde arabe n’existait plus au vu de ses divisions qui se sont beaucoup aggravées depuis les débuts d’ Hérodote. Pour ce numéro anniversaire, ce thème s’est imposé, avec toute la force de l’actualité : que représente aujourd’hui le monde arabe pour les Arabes, pour leurs grands voisins non arabes, les Turcs et les Iraniens, et pour leur ennemi depuis 1948, Israël ? Sont présentées, dans ce numéro double, les situations géopolitiques les plus conflictuelles : les guerres civiles syrienne et irakienne, aggravées par l’existence de Daech, la guerre civile yéménite et l’intervention d’une coalition arabe sous l’égide de l’Arabie saoudite ; et des situations qui ne se caractérisent pas (ou pas encore) par des guerres ouvertes mais qui n’en sont pas moins menaçantes et préoccupantes, à l’instar du Liban, ou encore en mettant en lumière le difficile combat des femmes tunisiennes pour résister aux tentatives islamistes d’imposer la charia, rendu encore plus difficile du fait des attentats islamistes cherchant à déstabiliser la seule démocratie arabe.


Cinq ans après les printemps arabes, le monde arabe, qui est entré dans un long processus de mutations sociales, religieuses et politiques, se décline dorénavant au pluriel. Cinq années après l’émergence des printemps arabes, le constat est celui d’un monde arabe en convulsion, au sein duquel les situations sont contrastées. Autonomes à l’origine, les soulèvements au caractère profondément social, ont été parfois confisqués par des mouvements islamo-conservateurs, puis par l’islamisme radical. Seule la Tunisie qui a ouvert la voie en 2011, a réussi sa transition démocratique. La Libye s’est enfoncée durablement dans l’anarchie. Au Proche Orient, l’Irak, la Syrie, le Liban et le Yémen sont des Etats faillis, ou se sont répandus des mouvements non étatiques, notamment Daech, qui a réussi à créer un proto-Etat, de part et d’autre de la frontière syro-irakienne. Les bouleversements dans cette région ont conduit à des rééquilibrages entre puissances régionales et internationales, qui annoncent des recompositions géostratégiques en profondeur. L’Egypte retrouve son poids stratégique, nécessaire à l’équilibre régional. L’Arabie saoudite s’affirme comme puissance régionale, en formant face à l’Iran, une coalition sunnite. Confrontée à la rébellion kurde, la Turquie revoit à la baisse les ambitions de sa diplomatie néo-ottomane en direction du monde arabe. La conclusion de l’accord sur le nucléaire renforce la main de Téhéran sur la Syrie et les communautés chiites, au Liban, au Yémen et au Bahreïn. La confrontation entre l’arc chiite et l’axe sunnite, qui relève davantage de considérations géopolitiques que religieuses, annonce une rivalité exacerbée entre Téhéran et Riyad. La nouvelle stratégie en retrait des Etats-Unis, permet le  » retour impérial  » de la Russie dans la région. L’Europe et plus particulièrement la France s’en trouvent marginalisées. Le monde arabe qui se décline dorénavant au pluriel, est entré dans un processus long de mutations, sociales, religieuses et politiques.


Georges Corm raconte la complexité de la pensée arabe depuis le XIXe siècle, exposée ici de façon claire et exhaustive. Un livre qui complète utilement son travail majeur sur le monde arabe contemporain, Le Proche-Orient éclaté. Un retour à la paix dans cette région tourmentée dépend largement de la reconnaissance de la puissante dynamique de cette pensée, critique et profane, loin de l’image sclérosée qui en est souvent donnée. Cet ouvrage expose les multiples facettes de la pensée politique arabe depuis le XIXe siècle, attestant la vitalité de cette pensée et des grandes controverses qui l’ont traversée. Il montre que ses acteurs, loin d’être figés dans le carcan théologico-politique décrit par certains récits canoniques sur les Arabes et l’islam, ont souvent exprimé une pensée critique forte, sur les plans religieux et philosophique, anthropologique et politique. Inscrivant l’œuvre de ces penseurs dans le maelström des bouleversements géopolitiques et socioéconomiques ayant marqué le monde arabe depuis deux siècles, Georges Corm explique comment les puissances externes ont contribué à marginaliser la pensée critique arabe. Cela a facilité l’installation hégémonique de la pensée islamiste, instrumentalisée par certains régimes arabes comme par leurs protecteurs occidentaux. En retraçant finement les avatars successifs du nationalisme arabe moderniste, confronté à partir des années 1950 au double défi de la création de l’État d’Israël et de la manne pétrolière, Georges Corm donne les clés pour comprendre les révoltes libertaires arabes de 2011, ainsi que les contrerévolutions et interventions externes qui les ont suivies. Un guide précieux pour se familiariser avec la complexité de la pensée arabe.


Véritable boîte à outils pour suivre l’actualité politique arabe, cet ouvrage s’appuie sur l’histoire longue des pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient afin d’en expliquer les dernières crises : soulèvements de 2011, chute de régimes autoritaires, émergence de Daech, affrontements confessionnels, etc. Mêlant synthèse de la recherche académique, cartes ou anecdotes de terrain, ce manuel de politique arabe décrypte l’évolution d’une région fragmentée, dont le destin est plus que jamais lié à celui de l’Europe. Le Maghreb reste un voisin mal connu. Les conflits en Syrie, en Libye et au Yémen, ou encore la reconquête irakienne contre Daech, amplifient la perception européenne d’un espace constamment en guerre. Les fortunes du Golfe alimentent les polémiques sur le rôle de ces pays dans l’économie mondiale et dans la diffusion de conceptions religieuses rigoristes. S’il faut comprendre les conflits autant que la place de la religion dans les pays arabes, il est aussi important de porter son regard au-delà des chocs les plus spectaculaires. Derrière les violences qui crèvent l’écran, les sociétés se transforment en silence et dessinent tant bien que mal leur avenir.

 


Né d’un père syrien et d’une mère bretonne, Riad Sattouf raconte dans L’Arabe du futur sa jeunesse au Moyen-Orient. Dans le premier tome (1978-1984) le petit Riad était ballotté entre la Libye, la Bretagne et la Syrie. Dans ce second tome, qui couvre la première année d’école en Syrie (1984-1985), il apprend à lire et écrire l’arabe, découvre la famille de son père et, malgré ses cheveux blonds et deux semaines de vacances en France avec sa mère, fait tout pour devenir un vrai petit syrien et plaire à son père.
La vie paysanne et la rudesse de l’école à Ter Maaleh, les courses au marché noir à Homs, les dîners chez le cousin général mégalomane proche du régime, les balades assoiffées dans la cité antique de Palmyre : ce tome 2 nous plonge dans le quotidien hallucinant de la famille Sattouf sous la dictature d’Hafez Al-Assad.
Le premier tome de L’Arabe du futur est un immense succès. Prix du meilleur album à Angoulême 2015, déjà vendu à plus de 200 000 exemplaires en France, il est traduit dans 15 pays.

 

 


Ce livre porte la voix de jeunes femmes du monde arabe. Prenant la parole de Tunisie, du Maroc, d’Algérie et d’Égypte, des villes et des campagnes, elles confient leurs luttes pour le droit à la liberté sexuelle, à l’indépendance, au respect, à l’égalité juridique, économique et sociale. «La meilleure façon de changer les choses, c’est de réussir sa vie, d’arracher sa liberté et d’assumer son indépendance jusqu’au bout. » Étudiantes, ouvrières, architectes, journalistes, poétesses, agricultrices, etc., elles confient leurs révolutions intimes, sans tabous, avec une énergie époustouflante. «Sans révolution sexuelle, il ne peut pas y avoir de révolution. » Résistantes au quotidien plutôt que leaders de grands mouvements, elles s’engagent, parfois seules, via les réseaux sociaux et les blogs. Facebook et Twitter sont leurs alliés, outils incontrôlables par le patriarcat. «Ici, la rue appartient aux hommes, sauf si tu décides de l’investir. » Toutes prônent le droit à de nouveaux féminismes, dont certains varient des codes occidentaux. Toutes se battent pour l’égalité des sexes, indispensable à l’instauration de réelles démocraties. «Je veux que mon pays accepte que la femme soit l’égale de l’homme. Les Égyptiennes sont le secret de la révolution. » Un livre plein d espoir, d’énergie, et qui nous concerne tous.

 


« Nous les avons accueillis avec sympathie, un brin amusés par leur accoutrement folklorique. Quelques années plus tard, nous découvrîmes presque à l’improviste que cet islamisme qui nous paraissait si pauvrement insignifiant s’était répandu dans tout le pays. »

Boualem Sansal, l’une des grandes voix de la littérature algérienne, s’interroge sur les acteurs de la propagation de l’islamisme : les États prosélytes, les élites opportunistes, les intellectuels silencieux, les médias, «la rue arabe»… Il questionne aussi l’échec de l’intégration dans les pays d’accueil des émigrés. Une synthèse engagée, documentée, des prises de position humanistes qui dénoncent à la fois le pouvoir militaire algérien et le totalitarisme islamiste.

 

 

 


Comment articuler les Lumières avec la construction des identités nationales arabo-musulmanes, des mouvements indépendantistes aux printemps arabes ? Dans un Orient musulman voué à la conquête dès 1798, les Lumières et la Révolution de 1789 sont simultanément un objet de fascination et de rejet.

 

 

 

 

 

 


Juillet 1096 : il fait chaud sous les murailles de Nicée. A l’ombre des figuiers, dans les jardins fleuris, circulent d’inquiétantes nouvelles : une troupe formée de chevaliers, de fantassins, mais aussi de femmes et d’enfants, marche sur Constantinople. On raconte qu’ils portent, cousues sur le dos, des bandes de tissu en forme de croix. Ils clament qu’ils viennent exterminer les musulmans jusqu’à Jérusalem, et déferlent par milliers. Ce sont les  » Franj « . Ils resteront deux siècles en Terre sainte, pillant et massacrant pour la gloire de leur dieu. Cette incursion barbare de l’Occident au cœur du monde musulman marque le début d’une longue période de décadence et d’obscurantisme. Elle est ressentie aujourd’hui encore, en terre d’islam, comme un viol.

 

 

 

 


La géostratégie est la sublimation de la volonté de puissance des grandes puissances. Dès lors, décrire la géostratégie du monde arabe a-t-il un sens, au vu de sa faiblesse et de l’instabilité qui y règnent ? Le Maghreb essaie de sortir de sa situation périphérique. Le « Printemps arabe » a bouleversé la région tout entière. Les Monarchies du Golfe tentent de s’imposer au Moyen-Orient face à l’État hébreu et à l’Iran chiite. L’État islamique défie les États-nations arabes suivant une métaphysique de la bestialité dont l’horreur n’a d’égal que l’ambiguïté des politiques étrangères occidentales dans la région… Dans cet ouvrage, Hamdi Nabli met au jour, à l’occasion d’analyses de haut vol, toute la complexité de la situation géopolitique d’un Moyen-Orient en ébullition qui oscille entre puissance et décadence. Il en montre les paradoxes, les enjeux stratégiques et les déstabilisations programmées…

 

 

 


L’année 2011 s’est ouverte par une série d’explosions de colère des peuples arabes. Le printemps arabe sera-t-il à la hauteur des défis ? La capacité des peuples à y faire face ne peut être mesurée qu’à la lumière d’une lecture qui replace les événements dans la longue durée. Le Moyen-Orient avec occupé la positon stratégique de plaque tournante des mondes anciens, à l’origine de la civilisation brillante des Khalifats passés. Son déclin s’est accompagné de réponses passéistes inefficaces, à l’origine de l’avortement de la première Renaissance arabe du XIXe siècle et de l’essoufflement du sursaut rapide des nationalismes populaires du XXe siècle. La confrontation entre l’Islam politique et les forces démocratiques se poursuit aujourd’hui. Ce défi, formidable, invite les forces démocratiques au Nord et au Sud à construire ensemble leurs convergences dans la perspective d’avancées au delà du capitalisme mondialisé en crise. Alors, l’automne du capitalisme et le printemps des peuples deviendront l’endroit et l’envers de la même médaille.

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