Afrique

Cet ouvrage prépare à la nouvelle question de géographie du CAPES et du CAPEP d’histoire-géographie également retenue comme question de géographie des territoires pour l’agrégation de géographie. Il est conçu en conformité avec les recommandations du jury. Ainsi, évitant l’écueil de monographies État par État, il aborde des problématiques communes à l’ensemble Sahel/Sahara/Afrique du Nord en tant que zone bioclimatique, ensemble géopolitique, aire culturelle et espace économique aux ressources convoités. La perspective dynamique dans laquelle est envisagée cette partie du continent africain réserve la place qui leur revient aux questions de développement, aux circulations ainsi qu’aux mutations des sociétés et des territoires, entre autres la croissance urbaine, mais aussi les adaptations de territoires ruraux. L’ouvrage, qui traite de façon transversale les thèmes suggérés par le texte d’orientation, s’attache aussi à montrer les différenciations internes par une approche multiscalaire. Les synthèses thématiques sont complétées par des études de cas nationales ou régionales ainsi que par des exemples précis localisés. Le choix des auteurs conjugue l’expérience du pédagogue et celle du chercheur. Les auteurs associent ainsi un travail de première main, fondé sur leur maîtrise de la bibliographie, des sources disponibles et sur leur expérience de terrain, à un souci didactique d’autant plus présent que plusieurs d’entre eux ont été membres des jurys des concours. Ils présentent des analyses claires à partir de données très à jour et les illustrent par des cartes largement inédites qui tiennent une place importante dans cet ouvrage riche en tableaux et graphiques.


Les regards éclairés de prestigieux intellectuels africains sur le continent et ses perspectives. En ce début de siècle, l’Afrique apparaît comme l’un des théâtres principaux où se jouera l’avenir de la planète. Pour ses habitants et ses diasporas – tous ceux qui pendant longtemps ont été pris dans les rets du regard conquérant d’autrui –, le moment est propice de relancer le projet d’une pensée critique, confiante en sa propre parole, capable d’anticiper et de créer des chemins nouveaux à la mesure des défis de notre époque. Il nous a semblé qu’il fallait inventer une plate-forme libre, qui favorisât l’énonciation d’une parole plurielle, ouverte sur le large. C’est pour cette raison que s’est tenue du 28 au 31 octobre 2016 à Dakar et à Saint-Louis-du-Sénégal la première édition des Ateliers de la pensée. Une trentaine d’intellectuels et d’artistes du Continent et de ses diasporas se sont réunis pour réfléchir sur le présent et les devenirs d’une Afrique au cœur des transformations du monde contemporain. Leurs textes, présentés dans cet ouvrage, traitent de questions liées à la décolonialité, à l’élaboration d’utopies sociales, à la condition planétaire de la question africaine, à la quête de nouvelles formes de production du politique, de l’économique et du social, à l’articulation de l’universel et du singulier, à la littérature et à l’art, à la reconstruction de l’estime de soi, à la pensée de l’en-commun… Des regards croisés qui éclairent d’un jour nouveau les enjeux d’une Afrique en pleine mutation, ouverte à l’univers de la pluralité et des larges. Ce livre est un appel général et pressant à reprendre de vieux combats jamais clos et à en engager d’autres qu’appellent les temps nouveaux. Achille Mbembe et Felwine Sarr.


L’ouvrage présente cet immense espace africain, entre désert et mers, et met en évidence comment, dans un environnement global, des sociétés très différentes œuvrent ensemble — mais pas forcément consciemment — à la construction d’un territoire unique du Sahel à la Méditerranée. Parmi les principaux objectifs de l’ouvrage, on compte d’abord l’analyse géographique à échelle continentale — ou presque — de l’unité de l’espace et de sa cohérence et, à l’opposé, de ses divisions plus ou moins artificielles, plus ou moins fonctionnelles. Un deuxième objectif réside dans le portrait dynamique et multiscalaire de la relation société-nature. Cet ouvrage est ainsi structuré en cinq parties : – Comprendre l’organisation zonale de l’Afrique pour mieux critiquer son découpage. Cette partie répond aux questions suivantes : climat, biogéographie, géopolitique, le Sahara est-il une barrière ou un trait d’union ?… – Suivre les évolutions des villes et des campagnes du Sahel à Méditerranée. Ici, les auteurs examinent, à une échelle plus grande, les dynamiques sociales et territoriales des villes et des campagnes. – Se saisir des grands enjeux sociaux de l’Afrique. Il s’agit d’appréhender les questions démographiques, les inégalités et les politiques de lutte contre celles-ci, les transports et la question du tourisme. – Appréhender la reconstruction d’un territoire complexe autour de ses crises récentes et des mutations géopolitiques mondiales. L’accent est mis sur la question de la reconstruction et de la réorganisation territoriale. – S’approprier les enjeux de l’environnement clôture l’ouvrage avec les questions environnementales, les rapports nature-société et les questions de ressources. Cette partie vise à aider à une meilleure compréhension des relations homme-nature dans ce contexte africain.


L’essentiel de l’histoire africaine, par l’une des meilleures spécialistes. Une remarquable synthèse et une invitation à la découverte d’une histoire prodigieusement diverse et encore méconnue. L’Afrique subsaharienne est le berceau de l’humanité, et son histoire la plus vieille du monde. Ce petit livre, qui se destine à un public curieux mais non spécialiste, se nourrit d’un demi-siècle de travaux fondamentaux portant sur la question. Non seulement il fait le point sur une histoire au moins aussi variée et passionnante que celle des autres continents, mais il s’attache à déconstruire un à un les grands clichés qui continuent de nourrir les imaginaires occidentaux ; ceux qui font de l’Afrique un continent subalterne, à part, irrémédiablement à la traîne. Or l’Afrique, depuis toujours, influe sur le reste du monde. Elle lui a fourni main-d’oeuvre, or et matières premières, qui ont joué un rôle essentiel, aujourd’hui encore méconnu, dans la mondialisation économique. Elle a développé, au fil des siècles, un savoir parfaitement adapté à ses conditions environnementales, savoir qui fut taillé en pièces par l’extrême brutalité de la colonisation, pourtant si brève au regard de l’histoire longue. Mais si on lui a beaucoup pris, l’Afrique a aussi donné, avec une formidable vitalité. Catherine Coquery-Vidrovitch ne cherche pas à raconter l’histoire africaine dans le détail, mais elle en dégage les étapes cruciales et met en avant, pour chacune d’elles, les idées essentielles et originales. L’objectif de ce livre est aussi, et surtout, d’aider à comprendre le présent afin d’en dégager des perspectives d’action pour l’avenir.


Aboutissement de plus de trente années de recherches à travers le continent africain, ce livre n’a aucun équivalent francophone. Pour la première fois, une histoire globale rassemble les Afriques, nord et sud-saharienne, et déroule la longue durée du continent, de 10 000 ans à nos jours. Changements climatiques déterminant la mise en place des populations et la naissance des sociétés étatiques, au premier rang desquelles l’Égypte des pharaons ; conquête arabo-musulmane ; grandes découvertes ; traites esclavagistes, européenne et musulmane ; colonisation ; décolonisation ; guerre froide ; démocratisation ; réveil de la tectonique ethnique… L’histoire des peuples africains est une succession de chocs violents entre des modèles extérieurs et des constantes identitaires locales qui ont su résister au temps, telle l’opposition entre pasteurs et agriculteurs qui explique la constitution ou non d’États. Inscrites dans la longue durée, les crises actuelles, de la Côte d’Ivoire au Kenya, de l’Algérie à l’Afrique du Sud ou encore du Soudan au Rwanda, deviennent enfin intelligibles au lecteur, lequel s’élèvera ici bien au-dessus des stéréotypes idéologiques ressassés par tant d’africanistes francophones contemporains pour accéder à la vérité profonde de l’Afrique.


Continent de la croissance et des crises, l’Afrique contrastée et plurielle est devenue un acteur géopolitique majeur des relations internationales. Après un tableau de l’histoire précoloniale et coloniale, la nouvelle édition de cet ouvrage analyse, à l’échelle du continent, mais en insistant sur la diversité des situations et des acteurs qui s’y côtoient, ses champs économiques, sociopolitiques et culturels. Elle explique enfin les défis actuels et futurs majeurs : démographie, environnement, alimentation, développement durable, insécurité, notamment dans l’arc saharo-sahélien. Cette synthèse de l’Afrique peut satisfaire aux attentes d’un large public, de lycéens et d’étudiants en classes préparatoires ou IEP.

 

 

 

 


Accrochés à des pourcentages de PIB désincarnés ou artificiels, « experts » et médias mentent à l Afrique quand ils lui font croire qu elle a « démarré » et qu une « classe moyenne » y est née. En effet, non seulement le continent ne se développe pas, mais, au sud du Sahara, il est même revenu à une économie de « comptoir ». Au XVIIIe siècle ces derniers étaient esclavagistes ; en 2015, ils sont pétroliers, gaziers ou miniers. Comme ceux d hier, ceux d’aujourd hui n enrichissent qu une infime minorité d acteurs-profiteurs cependant que la masse de la population subit en tentant de survivre. Allons-nous donc continuer de mentir à l Afrique quand, confrontées à la misère et pour échapper au désastre dont elles sont les premières victimes, ses jeunes générations risquent leur vie dans de mortelles traversées vers le supposé « paradis » européen ? Afin d attaquer les vraies causes du mal, les acteurs africains et européens doivent commencer par cesser de s abriter derrière ces postures dogmatiques et ces mensonges qui, depuis des décennies, engluent le continent dans les échecs.

 

 


Un regard pertinent et engagé sur l’Afrique par l’un de ses plus grands écrivains. Depuis plus de soixante ans, Ngugi wa Thiong’o écrit avec courage sur l’histoire, les défi s et les perspectives des sociétés africaines contemporaines, au risque de sa liberté puisqu’il fut emprisonné pendant un an au Kenya et l’objet de tentatives d’assassinat par la suite. Pour une Afrique libre réunit des essais écrits durant ces dernières années, traitant de thèmes chers à l’auteur : la nécessité de l’estime de soi chez les Africains, trop souvent enclins à mépriser leur propre culture ; le non-sens des étiquettes tribales, à l’origine accolées par les étrangers aux peuples africains pour mieux les diviser ; la mondialisation économique qui place l’Afrique sous l’emprise du fondamentalisme capitaliste ; le rapport de l’écrivain africain à sa ou ses langues ; l’esclavage et son héritage toujours vivace dans les sociétés contemporaines ; le rôle de l’intellectuel au XXIe siècle ; l’Afrique confrontée aux menaces d’armes de destruction massive ; l’écriture comme instrument de paix… Ces textes sont portés par la lucidité de Ngugi wa Thiong’o : le continent est aujourd’hui affaibli par les puissances occidentales qui aiguisent ses rivalités internes pour mieux le maintenir en guerre et lui vendre des armes, qui pillent ses matières premières à vil prix et l’empêchent de prendre son indépendance économique. Pourtant, l’Afrique, dotée de ressources humaines et matérielles colossales, peut reprendre le contrôle de son destin, mais il est indispensable qu’au préalable les dirigeants écoutent leurs peuples, respectent leurs cultures et leurs ambitions, obtiennent leur confiance. Une grande voix africaine retentit dans ce livre : sans concession, elle trace des pistes d’espoir.


Face au malaise et à la crise endémique que traverse le processus démocratique africain, il importe de jeter un regard analytique et réflexif sur la problématique de la paix en Afrique. Cet ouvrage montre que la construction d’une paix civile et politique laisse entrevoir que sa condition première, originelle et fondamentale c’est la justice entendue à la fois comme pratique du bien et application du droit.

 

 

 

 

 

 


L’Afrique du Nord est formée de cinq pays (Égypte, Libye, Tunisie, Algérie et Maroc) que ce livre présente dans leur longue durée historique.
À l’est, centrée sur l’étroit cordon du Nil, l’Égypte développa, dès le 5e millénaire av. J.-C., une civilisation aussi brillante qu’originale. À l’ouest, en Berbérie, apparurent au VIe siècle av. J.-C., trois royaumes berbères dont les limites correspondaient aux actuels États du Maghreb. Rome imprégna ensuite toute la région de sa marque. L’empire byzantin qui lui succéda s’établit de l’Égypte jusqu’à l’est de l’actuelle Tunisie, renonçant à la plus grande partie du Maghreb où la « reconquête » berbère eut raison du vernis romano-chrétien. Aux VIIe-VIIIe siècles, l’islamisation provoqua une rupture entre les deux rives de la Méditerranée ainsi qu’une profonde mutation des sociétés nord-africaines. Au XVIe siècle, l’expansion turco-ottomane subjugua toute l’Afrique du Nord avant de buter sur le Maroc qui réussit à maintenir son indépendance en s’alliant à l’Espagne chrétienne. Durant la période coloniale, les Britanniques s’installèrent en Égypte, les Italiens disputèrent le vide libyen à la Turquie et, à l’exception de la partie nord du Maroc devenue protectorat espagnol, le Maghreb fut tout entier rattaché au domaine français. L’Égypte recouvrit son indépendance en 1922, la Libye en 1951. Quant au Maghreb, il connut des péripéties sanglantes avec la guerre d’indépendance algérienne (1954-1962). En dépit d’une « arabité » postulée et d’une islamité commune, les cinq pays composant l’Afrique du Nord eurent ensuite des destins divers illustrés par l’épisode dit des « printemps arabes ».
Riche d’une centaine de cartes en couleur, ce livre est l’outil de référence indispensable à tous ceux qui veulent connaître les constantes qui fondent la géopolitique de cette arrière-cour de l’Europe qu’est l’Afrique du Nord.


Aujourd’hui, il est question de l’inculturation et de l’interculturalité, deux réalités qui se complètent. L’inculturation permet à la culture d’accueillir le Christ Ressuscité et de se laisser imprégner par son Esprit, mais sans jamais renoncer à son identité propre. L’Eglise en Afrique a besoin des valeurs culturelles africaines pour permettre aux Africains de s’y sentir à l’aise dans leur croyance au Dieu de Jésus-Christ. Cette réflexion a précisément pour objectif d’ouvrir une voie d’inculturation.

 

 

 

 

 


Le financement du développement est sans aucun doute une priorité pour l’Afrique. Cela a été clairement approuvé par la communauté mondiale dans le Plan d’action d’Addis-Abeba en 2016. Pourtant, il y a une pénurie de connaissances pratiques sur cette question importante. Dans cet ouvrage, Cedric Mbeng Mezui comble cette lacune et jette un éclairage sur les développements récents et les tendances sur le continent. Le livre est un must pour les décideurs, les universitaires et les autres parties prenantes qui cherchent des solutions pour financer le développement de l’Afrique. La contribution de ce livre est double. D’abord, il montre que, contrairement à ce qui se dit habituellement, l’Afrique dispose, dans l’ensemble, des ressources financières nécessaires pour financer son agenda de transformation économique. Elle est créancière nette du reste du monde. Ensuite, il met en exergue différentes approches pour approfondir les systèmes financiers domestiques et l’utilisation optimale de l’épargne locale pour stimuler une croissance économique durable. Ce texte montre que les États africains sont à la croisée des chemins pour financer leur avenir. L’épargne domestique est la source de financement la plus fiable pour soutenir les investissements nécessaires à la transformation de leurs économies.


Du Maroc à l’Iran en passant par l’Égypte, on disait le « grand Moyen-Orient » (Middle East and North Africa pour les Anglo-Saxons) immobile. Le voilà en ébullition. L’ambition de cet ouvrage est d offrir les outils pour comprendre cette région au coeur de l’actualité, dont l’intelligence est souvent obstruée par le flot d’idées reçues et de contre-vérités qu’elle charrie. A contrario d’une vision simpliste qui réduirait le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à un univers soudé autour du dénominateur commun islamique, l’ouvrage explique en quoi la diversité, voire la fragmentation, en constitue la caractéristique fondamentale. Une pluralité qui est une inestimable richesse en termes de civilisations, mais provoque en contrepartie une très forte instabilité. Cependant, loin de réduire le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à un terrain d’affrontement entre des impérialismes venus d ailleurs, l’ouvrage montre surtout comment certains pays qui les composent s’affirment progressivement comme des acteurs à part entière de la mondialisation.

 

 


En Afrique, la vie sociale ne lie-t-elle pas de façon intrinsèque mystère et pouvoir, relations affectives et rapports d’autorité ? Ceux qui incarnent le pouvoir politique en Afrique sont comme des masques à plusieurs visages. Même le renouveau démocratique, par ses promotions clientélistes et ses luttes factionnelles participe de cette dimension ambiguë du pouvoir. Par conséquent, la science politique contemporaine doit doter les Africains d’une terminologie adéquate afin qu’on cesse de considérer son exercice comme un simple rapport de domination entre gouvernants et gouvernés.

 

 

 

 

 


La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est un exemple illustrant la mise en place de pratiques permettant la prévention des conflits en Afrique. En rénovant des communautés régionales africaines existantes, la prévention des conflits en Afrique serait plus efficace et pourrait reposer sur trois piliers : l’intégration économique, la sécurité humaine et l’éducation. Des moyens politiques, juridiques, économiques et éducatifs doivent être mis en oeuvre afin de prévenir les conflits.

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